Vendredi soir, l’Association canadienne des journalistes (ACJ) a appris que la journaliste Rachel Gilmore avait récemment été abordée en public par des individus liés ou impliqués dans une enquête qu’elle avait rédigée, et publiée par The Tyee, qui portait sur les nationalistes blancs.

Selon une vidéo partagée par Mlle Gilmore sur les réseaux sociaux, elle a été abordée par deux hommes liés à des activités suprémacistes blanches un soir de la semaine dernière alors qu’elle se trouvait dans une salle de concert locale. Dans sa vidéo, Mlle Gilmore affirme que l’un des hommes a tenté de l’intimider en mentionnant le nom de l’ancienne salle de sport qu’elle fréquentait et en suggérant qu’ils pourraient s’y retrouver.

L’ACJ est profondément troublée par le récit des événements décrits par Mlle Gilmore. Les menaces physiques, verbales ou autres à l’encontre des journalistes, quelles qu’elles soient, constituent des violations de la liberté de la presse et sont totalement inacceptables.

« Le journalisme de service public est un élément essentiel à la construction de sociétés démocratiques solides et résilientes », a déclaré Brent Jolly, président de l’ACJ. « Ce qui est arrivé à Rachel est un acte d’intimidation odieux. Menacer un journaliste qui fait son travail sans crainte et dans l’intérêt public est une atteinte à la liberté elle-même. »

Vendredi soir, l’ACJ a publié une brève déclaration sur Bluesky pour reconnaître sa situation et l’orienter vers des ressources organisationnelles, notamment le Fonds de soutien d’urgence de l’ACJ et le programme Soutien entre pairs dans l’industrie canadienne des nouvelles.

Au cours du week-end, l’ACJ a été en contact avec Mlle Gilmore, The Tyee et d’autres organisations de défense de la liberté de la presse, notamment Reporters sans frontières et le Comité pour la protection des journalistes, afin de lui offrir son soutien et de discuter des moyens d’assurer sa sécurité.

L’ACJ comprend que Mlle Gilmore a déposé une plainte auprès de la police au sujet de cet incident. Nous demandons aux forces de l’ordre d’enquêter de manière approfondie sur cette tentative flagrante d’intimidation d’une journaliste.

De nombreux rapports publiés au cours des dernières années ont montré à quel point la haine et le harcèlement à l’égard des journalistes, en particulier des femmes et des personnes de couleur, sont en augmentation au Canada et dans le monde entier. L’ACJ continue de rassembler des ressources pour aider les journalistes à se protéger physiquement et numériquement.

Si vous êtes journaliste et que vous êtes victime de menaces ou de harcèlement en raison de votre travail, veuillez nous contacter à l’adresse suivante : emergency@caj.ca

The Canadian Association of Journalists is the country’s largest professional organization that serves to advance the interests of journalists from coast to coast to coast. The CAJ’s primary roles are public-interest advocacy work and professional development for its members.

For further information: Brent Jolly, president, Canadian Association of Journalists, brent@caj.ca

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