L’Association canadienne des journalistes (ACJ) est profondément préoccupée par la décision de Rogers Sports & Media d’éliminer 230 postes et de fermer six stations de radio à travers le pays, soit deux à Vancouver, deux à Calgary et une chacune à Halifax et à Kitchener.

Les Canadiens ont besoin d’accéder à une information exacte, équilibrée et livrée en temps opportun, et ils le méritent. Toute réduction ou fermeture d’une salle de nouvelles au Canada qui produit ce contenu ne fera que diminuer nos connaissances collectives et notre responsabilité envers la démocratie dans son ensemble.

Le besoin du public pour des nouvelles locales fiables n’a pas diminué, il a plutôt augmenté.

Selon des reportages, au moins un employé aurait appris la fermeture de sa station en se rendant au travail, par une annonce diffusée à la radio — un signe de la nature dévastatrice et impersonnelle de ces mises à pied.

En tant qu’un des plus importants radiodiffuseurs au pays, Rogers a l’opportunité de contribuer à façonner l’avenir du journalisme local au Canada. Sa décision de fermer des chaînes de télévision communautaire et, maintenant, d’éliminer des stations de radio locales envoie un message troublant quant à la valeur accordée aux nouvelles locales et aux communautés qui en dépendent.

Ces mises à pied, comme bien d’autres par le passé, créent des trous irréparables dans le tissu de notre démocratie. Elles sont survenues un jour après que Rogers a annoncé investir 4,35 milliards de dollars pour devenir l’unique propriétaire de Maple Leaf Sports & Entertainment.

« Le CRTC doit examiner les répercussions du retour de licences et de la fermeture de stations sur l’accès aux nouvelles locales, a déclaré Paul Schneidereit, vice-président de l’ACJ. Les Canadiens sont en droit de se demander pourquoi une entreprise capable d’investir des milliards de dollars dans le sport et le divertissement ne peut pas soutenir un journalisme local significatif dans les communautés où elle détient des licences de radiodiffusion. »

Nos pensées vont aux journalistes, aux producteurs, aux techniciens et à tous les membres du personnel des médias touchés par ces fermetures. Ces personnes ont consacré leur temps à leurs communautés, souvent dans des circonstances de plus en plus difficiles.

L’ACJ a publié quatre déclarations exprimant des préoccupations au sujet des mises à pied chez Rogers depuis 2012.

L’ACJ continue de militer pour des politiques qui renforcent le journalisme et demande au gouvernement ainsi qu’aux entreprises médiatiques privées de veiller à ce que l’industrie canadienne de la radiodiffusion fasse partie de la solution, et non du problème.

Soutien entre pairs disponible par l’entremise du SPICN
Le programme de Soutien entre pairs dans l’industrie canadienne des nouvelles (SPICN) de l’Association canadienne des journalistes offre son soutien aux journalistes, aux travailleurs des médias et à leurs familles touchés par la dernière vague de pertes d’emploi annoncée la semaine passée. Le programme SPICN est disponible pour offrir un soutien entre pairs gratuit et confidentiel, en tête-à-tête, aux journalistes touchés par ces mises à pied. Que vous fassiez face à une perte d’emploi, à une incertitude professionnelle ou que vous ayez simplement besoin de parler à quelqu’un, le SPICN est là pour vous aider. Nous encourageons toute personne touchée à communiquer avec nous et à profiter de cette ressource en cette période assurément difficile.

Le SPICN tiendra également une séance de groupe virtuelle, ouverte à tous, le mardi 28 juillet à 20 h (HAE), par Zoom, afin de discuter des répercussions des mises à pied sur la santé mentale, de partager des expériences dans un environnement bienveillant et d’échanger avec des pairs qui comprennent les angoisses et les défis particuliers auxquels font face les journalistes en période d’incertitude professionnelle.

Pour plus de renseignements, vous pouvez visiter la page Web du SPICN ou écrire à peersupport@caj.ca.

L’Association canadienne des journalistes est la plus grande organisation professionnelle du pays vouée à faire progresser les intérêts des journalistes d’un océan à l’autre. Les principaux rôles de l’ACJ sont la défense de l’intérêt public et le perfectionnement professionnel de ses membres.

Pour plus de renseignements : Monique Durette, directrice des opérations, Association canadienne des journalistes, monique.durette@caj.ca

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