TORONTO, ONT., le 6 septembre, 2023 /CNW/ – La précarité croissante des emplois qui touche l’industrie journalistique canadienne est un problème qui aura des conséquences sociales dévastatrices si on n’y met pas fin.

« Les journalistes jouent un rôle essentiel dans les sociétés démocratiques », a déclaré Brent Jolly, président de l’ACJ. « Sans journalistes, les Canadiens seront moins informés des nouvelles importantes et des affaires courantes. Le travail intrépide des journalistes contribue à demander des comptes aux puissants à tous les niveaux d’autorité. »

Malgré ce travail crucial, l’ACJ s’inquiète du fait que de moins en moins de journalistes ont un emploi à temps plein. L’ACJ est préoccupé par cette tendance.

Dans une étude universitaire canadienne, des chercheurs ont interviewé plus de 100 journalistes qui ont décrit une insécurité financière persistante et une anxiété quant à la stabilité de leur emploi.

L’étude a révélé que la pression exercée pour répondre aux demandes des employeurs avec peu de droits et peu de sécurité d’emploi peut avoir des conséquences négatives importantes sur la santé émotionnelle et mentale des personnes sans emploi à temps plein.

Au cours des deux dernières années, le sondage sur la diversité dans les salles de presse de l’ACJ a révélé qu’une grande partie de la diversité raciale dans l’industrie est concentrée dans des rôles plus subalternes et précaires. En d’autres termes, les journalistes issus de minorités visibles sont plus susceptibles de se retrouver coincés dans des emplois contractuels ou à temps partiel.

Le problème prend différentes formes et existe dans de nombreux organismes de presse, et a été récemment souligné une fois de plus lors des négociations contractuelles entre TVO et ses employés syndiqués.

Au-delà des dispositions spécifiques de cette convention collective ou de toute autre convention collective ou négociation collective, un principe fondamental plus vaste est toutefois en jeu.

« La sécurité et le bien-être des journalistes en tant qu’employés de première ligne sont un élément essentiel d’une presse libre et dynamique », a déclaré Jolly. « Tous les journalistes qui aspirent à un travail à temps plein méritent de bons emplois sans avoir à se soucier de la date d’arrivée de leur prochain contrat ou de leur prochain salaire. »

L’ACJ reconnaît que le sujet de la sécurité d’emploi est un sujet fréquent de discussion et de mécontentement parmi plusieurs de ses membres. Par principe, l’ACJ soutient l’idée selon laquelle les journalistes devraient avoir accès à tous les droits et avantages d’un travail à temps plein chaque fois que cela est possible.

« Au moment où les agences de presse se préparent à commencer à négocier avec les plateformes technologiques une rémunération équitable pour leur contenu, les employeurs ont pour leurs employés un devoir de diligence qui reflète l’évolution de la sécurité physique, numérique et économique des journalistes », a déclaré Jolly. « Ces considérations ne doivent jamais être oubliées. »

Veuillez noter : Cette déclaration reflète le point de vue du conseil d’administration national de l’ACJ. Dans un souci de transparence, le conseil d’administration a pris toutes les mesures appropriées pour s’assurer que tout administrateur en conflit ait été dûment récusé de toutes les discussions lors de la rédaction de cette déclaration.

Pour plus d’informations, contactez:
Brent Jolly
président de l’ACJ
289-387-3179
brent@caj.ca

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