L’Association canadienne des journalistes (ACJ) renouvelle son soutien au fondateur de Wikileaks, Julian Assange, dans sa lutte pour éviter l’extradition vers les États-Unis pour des accusations en vertu de la Loi sur l’espionnage. L’ACJ se joint à de nombreuses autres organisations de journalisme et de défense des droits d’humain pour appeler la Grande-Bretagne à abandonner ses efforts pour l’extrader et les États-Unis à abandonner les accusations.

Assange risque jusqu’à 175 ans de prison pour avoir publié des documents classifiés sur les guerres d’Afghanistan et d’Irak. Les documents ont été récupérés par de nombreux organes de presse du monde entier pour révéler les abus commis par les États-Unis et d’autres gouvernements. Les journalistes et organes de presse canadiens se sont servis de ces documents pour mettre en lumière des actions du gouvernement canadien qui n’avaient pas été divulguées auparavant.

Ces révélations n’auraient pas été possibles sans les efforts de Wikileaks, et pourtant l’homme qui a facilité les révélations risque une peine d’emprisonnement à vie. En effet, le gouvernement américain envoie un message aux futurs dénonciateurs et journalistes que toute tentative de révéler le comportement secret et criminel des gouvernements est sujette à de graves conséquences. Cet effet dissuasif sur le journalisme se ferait sentir non seulement aux États-Unis, mais au Canada et dans le monde entier.

Depuis 2019, Assange est détenu dans une prison de haute sécurité en Grande-Bretagne. En juin, le ministre de l’Intérieur du Royaume-Uni a approuvé la demande d’extradition des États-Unis, et Assange fait actuellement appel de cette décision devant les tribunaux. En attendant, il reste incarcéré sans avoir été reconnu coupable d’aucun crime.

« Beaucoup des meilleurs exemples de journalisme d’investigation s’appuient sur des documents classifiés et des dénonciateurs qui les fournissent », a déclaré Brent Jolly, président de l’ACJ. « Les gens devraient être encouragés à se manifester et à partager ces informations, et non menacés de prison. La poursuite de Julian Assange est une menace pour la liberté d’expression et aura un effet dissuasif sur le journalisme qui cherche à faire rendre des comptes à des intérêts puissants », a-t-il déclaré.

 

L’Association canadienne des journalistes est une organisation professionnelle qui compte 1300 membres à travers le Canada. Les rôles principaux du CAJ sont le travail de défense de l’intérêt public et le développement professionnel de ses membres.

Pour plus d’informations, contactez:
Brent Jolly, président de l’ACJ – 289-387-3179, brent@caj.ca