janvier 19, 2024

TORONTO, ONTARIO le 19 janvier 2024/CNW/ – L’Association canadienne des journalistes (ACJ) exige que tous les organismes d’application de la loi nationaux, provinciaux et régionaux mettent rapidement en œuvre des politiques exécutoires qui empêcheront les journalistes d’être arrêtés ou détenus de manière inappropriée.

Au cours du dernier mois, plusieurs journalistes canadiens ont été arrêtés ou détenus de force alors qu’ils couvraient sur le terrain.

Mercredi dernier, alors qu’elle était en mission pour Ricochet Media, la journaliste indépendante Brandi Morin a été arrêtée par le service de police d’Edmonton alors qu’elle menait des entrevues dans un campement du centre-ville d’Edmonton. Morin a été accusé d’entrave, ses empreintes digitales ont été relevées et libéré sous promesse de comparaître devant le tribunal le 1er février.

À la fin décembre, Richard Vivian, journaliste principal et rédacteur adjoint de GuelphToday, s’est vu confisquer son équipement photographique et a été agressé physiquement et menacé d’arrestation par un agent de la Police provinciale de l’Ontario alors qu’il faisait un reportage sur les lieux d’une collision automobile mortelle.

« L’assaut effronté des forces de l’ordre contre les journalistes devrait faire frissonner tous les Canadiens qui croient en la démocratie et en la liberté de la presse », a déclaré Brent Jolly, président de l’ACJ.

« Ces derniers exemples ne sont malheureusement que la pointe de l’iceberg. Les tactiques consistant à agresser et à intimider les journalistes afin de les empêcher de couvrir l’actualité dans l’intérêt public sont une pratique qui devient extrêmement normalisée. »

L’ACJ et d’autres, y compris le Projet canadien pour la liberté de la presse, continueront de documenter les cas où les forces de l’ordre empêchent les journalistes de faire leur travail. Ce qui doit changer, cependant, c’est que les forces de l’ordre doivent tenir compte du rôle que jouent les journalistes dans l’observation, la documentation et le reportage sur les événements importants qui se déroulent dans l’espace public, ce qui implique notamment de solliciter des commentaires auprès des politiciens et des membres du public.

L’ACJ appelle ces agences, quelle que soit leur juridiction, à prendre immédiatement les mesures nécessaires pour garantir la protection de la liberté de la presse et de la sécurité des journalistes. Cela implique d’offrir à tous les agents une formation adéquate en matière de médias afin que le rôle de la presse soit compris et respecté par tous.

« Les journalistes ont le droit d’être présents et de témoigner des actions de la police », a déclaré Jolly. « Les actes d’anarchie commis par ceux qui sont chargés de faire respecter les règles de la société donnent à réfléchir sur la nécessité d’un changement significatif. Les journalistes sont les yeux et les oreilles du public et ont été reconnus par de nombreux tribunaux comme jouant un rôle essentiel dans une société fonctionnelle. »

The Canadian Association of Journalists is the country’s largest professional organization that serves to advance the interests of journalists from coast to coast to coast. The CAJ’s primary roles are public-interest advocacy work and professional development for its members.

For further information: Brent Jolly, president, Canadian Association of Journalists, brent@caj.ca

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