TORONTO, ON., le 27 avr. 2023 /CNW/ – L’Association canadienne des journalistes (ACJ) va devant les tribunaux pour s’opposer à une tentative déraisonnable de la police visant à forcer un cinéaste torontois à remettre ses entrevues et ses sources.

En mars, l’ACJ a publiquement condamné la demande de la Police provinciale de l’Ontario (OPP) que Jamie Kastner remette les images brutes de 17 entrevues qu’il a menées lors de la préparation de son documentaire TVO « Il n’y a pas de faux ».

« Dans des démocraties comme le Canada, les journalistes ne travaillent pas pour la police », a déclaré le président de l’ACJ, Brent Jolly. « Si l’OPP réussit à obtenir ces images brutes, il sera plus difficile pour tous les journalistes de convaincre les gens de leur parler ».

Le travail de Kastner a déclenché une enquête policière par la police de Thunder Bay et la Police provinciale de l’Ontario, et un certain nombre de personnes font maintenant face à des accusations criminelles en lien avec les contrefaçons présumées. La police et la Couronne affirment maintenant avoir besoin du matériel de Kastner pour aider leur enquête.

Cette affirmation dépasse l’entendement. La police a compilé 271 déclarations par rapport aux 17 de Kastner. Ils ont eu 98 agents travaillant là-dessus par rapport à l’équipe de quatre de Kastner. Ils ont également saisi 17 téraoctets de données dans le cadre de l’enquête.

Laura Dougan de Blakes représente l’ACJ dans cette affaire sur une base pro bono.

« Une presse indépendante est vitale dans une société libre et démocratique », a déclaré Dougan. « Empêcher que les sources des journalistes ne soient remises à la police contribue à faire en sorte que les journalistes puissent continuer à fournir aux Canadiens des reportages indépendants et éclairés sur des questions d’importance publique ».

Les images de l’interview restent scellées pour le moment. En juin, la Couronne doit présenter une demande d’ordonnance du tribunal pour diffuser les images brutes. L’ACJ demandera le statut d’intervenant pour s’assurer que le point de vue et les préoccupations de la communauté journalistique canadienne sont partagés avec le tribunal avant qu’il ne se prononce sur cette question conséquente.

L’ACJ se bat depuis longtemps pour faire respecter les principes de l’indépendance journalistique depuis sa fondation en 1978. En 2010, la Cour suprême a statué que le Globe and Mail pouvait garder secrète l’identité d’une source confidentielle. En 2019, nous avons obtenu une décision de la Cour suprême déclarant que les journalistes ne devraient avoir à révéler leurs sources qu’en dernier recours. En 2021, nous avons gagné une bataille juridique contre la GRC en Colombie-Britannique. Cour suprême.

Le conseil d’administration de l’ACJ a affirmé que les contestations judiciaires constituaient une partie importante de la stratégie de plaidoyer de l’association. Les personnes intéressées à soutenir notre travail peuvent en savoir plus sur notre politique d’intervention sur la page de notre site Web Plaidoyer Juridique. L’ACJ accueille les dons monétaires de personnes intéressées à soutenir ce pilier essentiel de notre travail de défense de l’intérêt public.

L’Association canadienne des journalistes est une organisation professionnelle qui compte plus de 1 300 membres à travers le Canada. Les principaux rôles de l’ACJ sont le travail de défense de l’intérêt public et le perfectionnement professionnel de ses membres.

Renseignements: Brent Jolly, président de l’ACJ, 289-387-3179, brent@caj.ca

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