janvier 29, 2024
Bonjour – ou bon après-midi – selon l’endroit où vous nous rejoignez pour cette conférence de presse aujourd’hui.
Je m’appelle Brent Jolly et je suis président de l’Association canadienne des journalistes.
Permettez-moi de commencer par dire à quel point je suis déçu que cette conférence de presse soit même nécessaire aujourd’hui. C’est une réflexion incroyablement triste sur l’état actuel de la liberté de la presse au Canada. Mais hélas, nous y sommes.
Le 10 janvier, la journaliste Brandi Morin a été arrêtée par la police d’Edmonton alors qu’elle faisait un reportage sur une descente dans un campement principalement autochtone pour personnes sans logement.
Laissez-moi être franc : sur la base de toutes les preuves, Brandi a été ciblée et pointée du doigt pour avoir fait son travail de journaliste. Aujourd’hui, elle comparaît parmi nous, accusée d’entrave – une infraction pénale passible d’une peine maximale de deux ans de prison.
L’arrestation de Brandi constitue une véritable parodie du droit à la liberté de la presse et de la capacité de rendre compte des activités des forces de l’ordre financées par les contribuables.
C’est pourquoi mes collègues et moi sommes ici aujourd’hui pour demander l’abandon immédiat des charges retenues contre Brandi.
Toute cette situation est une abomination, en particulier en ce qui concerne les objectifs importants de réconciliation et de justice. Il faut le corriger maintenant.
Les actions effrontées du service de police d’Edmonton sont le dernier exemple d’un « œil au beurre noir » auto-imposé parmi un nombre toujours croissant d’exemples où les organismes d’application de la loi au Canada ont ignoré, que ce soit par ignorance ou par indifférence, le rôle inestimable que jouent les journalistes dans une société libre et démocratique.
Ce type de comportement doit être stoppé net.
C’est pourquoi, au nom de l’ACJ, j’appelle tous les organismes d’application de la loi au Canada, quelle que soit leur juridiction, à prendre immédiatement les mesures nécessaires pour garantir la protection de la liberté de la presse et de la sécurité des journalistes.
Ce processus commence aujourd’hui par l’abandon des accusations absurdes portées contre Brandi Morin.
The Canadian Association of Journalists is the country’s largest professional organization that serves to advance the interests of journalists from coast to coast to coast. The CAJ’s primary roles are public-interest advocacy work and professional development for its members.
For further information: Brent Jolly, president, Canadian Association of Journalists, brent@caj.ca

